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L'Algérie Musique: Alice Dona "l'ami"
Dans ce port nous étions des milliers de garçons L'amour… L'amour… L'amour
Paroles : Serge Lama – Musique :
De bec de gaz en bec de gaz On s'est aimés comme des chiens Sans même l'ombre d'une phrase Sans même l'ombre d'un chagrin C'est-y pas vrai ? On n'était pas du genre qui cause J'aimais tes reins, j'aimais tes seins Les mots d'amour viennent, moroses Quand l'amour ne sert plus à rien C'est-y pas vrai ? L'amour... L'amour... L'amour L'amour tout cru L'amour tout court Je t'aime à en crever Je t'aime à me lever À me relever la nuit Pour te faire l'amour L'amour... De bec de gaz en bec de gaz Je titubais jusqu'à chez moi Je bousculais tout au passage Quand j'étais pressé d'être à toi C'est-y pas vrai ? À la fois rebelle et soumise Sous mes doigts comme un flamenco Je sentais bondir ta chemise Tu frémissais comme un taureau C'est-y pas vrai ? L'amour... L'amour... L'amour L'amour L'amour tout cru L'amour tout court Je t'aime à en crever Je t'aime à me lever À me relever la nuit Pour te faire l'amour L'amour... L'amour... L'amour... L'amour... L'amour... L'amour tout cru L'amour tout court Je t'aime à en crever Je t'aime à en crever
L’amour avec elle Paroles : Serge Lama - Musique: Yves Gilbert
J’ai refait l’amour avec elle Et depuis lors je sais qu’elle Et j’en garde les séquelles C’est l’essence de l’essentiel
L'archevêque
Nous ne sommes pas fait Ni pour les uns ni pour les autres L'archevêque n'est pas d'accord Et les petits enfants Ne pourront pas être les nôtres Ton père m'a refusé ton corps Nous ne sommes pas nés Sous la même étoile Nous ne sommes pas nés Sous le même univers Les étoiles d'ici appartiennent à ton père C'est à peine si j'ai Une bougie à moi Nous ne pourrons jamais Vivre ensemble ma douce Elvire L'archevêque me l'a bien dit Nous ne bâtirons pas Jour après nuit le même empire Ton père a son empire à lui Nous ne sommes pas nés Sous la même lumière Dieu n'éclaire à la fois Qu'un côté de la terre La lumière d'ici appartient à ton père C'est à peine si j'ai De quoi voir clair en moi C'est pour ça que nous deux Ce soir on va quitter ce monde L'archevêque nous en voudra Mais je ne pouvais pas Devenir riche en deux secondes Ton père ne le comprendrait pas Nous ne serons pas morts Comme on meurt dans l'histoire Nous ne seront pas morts Couverts d'or et de gloire Mais mourir au combat C'est un sort pour ton père La seule chose que j'ai C'est de mourir pour toi
La cathédrale
Serge Lama - Christian Gaubert
La première fois que l'on vient Un homme nous tient dans ses mains La tête haute sous les arches Tout comme un président qui marche Il nous conduit devant l'autel Pour nous faire bénir des statues Nos mères ont mis leurs plus beaux voiles Pour entrer dans... la cathédrale La deuxième fois que l'on vient On a un missel à la main Et d'un pas léger sous les arches On dirait un oiseau qui marche On s'avance devant l'autel Sous le regard froid des statues On a une aube en guise de voile Pour entrer dans... la cathédrale La troisième fois que l'on vient On a une main à la main Le pas résigné sous les arches Tout comme un prisonnier qui marche On la conduit devant l'autel Droite, fière comme une statue Elle a drapé son corps d'un voile Pour entrer dans... la cathédrale La dernière fois que l'on vient On a un chapelet à la main Et le dos voûté sous les arches Une troupe d'hommes qui marche Va déposer devant l'autel Notre corps changé en statue Nos femmes ont teint de noir leurs voiles Pour entrer dans... la cathédrale L'année suivante à la Toussaint Nos amis qui nous aiment bien Mais qui savent qu'a sonné l'heure De consoler celle qui pleure La conduiront dans un hôtel Et comme ça n'est pas une statue Ils la dépouilleront de ses voiles Pour entrer dans... la cathédrale
La chanson des pêcheurs
Serge Lama - Yves Gilbert
J'arrivais tous les matins de bonne heure Acheter la pêche aux pêcheurs, Puis j'étalais mes cageots de poissons Juste là devant ta maison Il y avait la mer, les bateaux qui rentraient Il y avait le soleil qui pointait Il y avait du vent, les voiles qui claquaient Et les femmes qui attendaient. Deux heures après encore mal réveillée Tu venais pour faire ton marché Je te vendais mes plus jolis poissons Puis tu rentrais dans ta maison Il y avait, la mer, les bateaux qui dansaient Il y avait le soleil qui montait, Il y avait du vent, les drapeaux qui claquaient Et tous les pêcheurs qui dormaient De pêche en pêche, de marché en marché, Sou, par sou, année par année J'ai tant vendu de cageots de poissons Que j'ai pu bâtir ta maison Au mois de juin quand on s'est marié Sur la grande place du marché. Il y avait du vent, ta robe qui claquait Et tous les pêcheurs qui chantaient...
La crainte et les intérêts
Les deux leviers de la puissance Sont la crainte et les intérêts L'Italie, la Prusse et la France Sont en accord sur ce sujet Sur ce point pas besoin de guerre Les princes ont les mêmes idées On peut tenir toute la terre Par la crainte et les intérêts C'est l'alternative des hommes Les uns peureux comme des chiens Suivront toujours ceux qui ordonnent D'autres suivront l'appât du gain Le Pape ainsi gouverne à Rome Le fermier sur les paysans Il faut pour dominer les hommes Ou de la poigne ou de l'argent Sur ce point pas besoin de guerre Les princes ont les mêmes idées On peut tenir toute la terre Par la crainte et les intérêts L'apparence d'une couronne Ou l'espérance d'un palais Jettent dans vos bras le même homme Le même qui vous combattait La puissance est une promesse A l'un de le mettre en prison A l'autre que de nos largesses Il ne verra jamais le fond Sur ce point pas besoin de guerre Les princes ont les mêmes idées On peut tenir toute la terre Par la crainte et les intérêts Avec de l'argent on achète des fouets Avec ses fouets on obtient de l'argent Pour acheter les fouets qui obtiennent l'argent Et avec cet argent on achète les fouets
La crise de nerf
Paroles : Serge Lama – Musique : Yves Gilbert - J.-C. Petit
Depuis qu'elle a sa crise de nerf Madame est bien contente Elle ira à Cannes cet hiver Et monsieur se tourmente Et derrière ses gros dossiers Il est drôlement inquiet Monsieur, Faudra qu'il fasse des heures en plus Pour se payer l'autobus Monsieur. Depuis qu'elle souffre du cœur Madame est bien contente D'après ce qu'a dit son docteur Elle est presque impotente Il écrivait à sa traînée Qu'il voulait divorcer Monsieur Avec Madame malade à vie Il a changé d'avis Monsieur Depuis qu'elle a sa crise de nerf Madame est bien contente Jour après jour son petit notaire Va falloir qu'il argente Pas question de jouer du piano En sortant du bureau Monsieur Depuis que Madame est au lit Faut faire Guili-guili Monsieur Quand il sera à bout de nerf Madame sera contente Quand il sera mort, son petit notaire Elle touchera la rente En attendant, elle est au lit Et pour les pissenlits, Monsieur, Tu les boufferas par les deux bouts Par en dessus par en dessous Monsieur
La femme qu'on aime
Serge Lama - Yves Gilbert
Tu es la reine de ma ruche Et comme la première fois Mon cœur trébuche Au cœur de toi. Et pourtant mon Dieu, que d'absences Et que de larmes contenues Dans tes silences Qui donc es-tu? Connaît-on la femme qu'on aime Après plus, plus de vingt ans Sans doute pas plus que soi-même Pourtant... Tu es la reine de ma chambre Et comme la première fois Tu fais Décembre Quand tu t'en vas. Et pourtant mon Dieu que de guerres Et que de morts inavouées Au cimetière De tes pensées. Connaît-on la femme qu'on aime Après plus, plus de vingt ans Sans doute pas plus que soi-même Pourtant... Tu es la reine d'un royaume Dont je ne serai jamais roi Et mon "at home" Il est chez toi. Que Dieu fasse que je te donne Après tellement d'années d'enfer Un bel automne Avant l'hiver. Aime-t-on la femme qu'on aime Après plus de vingt ans A peu près autant que soi-même Le temps Nous fait récolter ce qu'on sème Longtemps...
La fiancée
Paroles : Serge Lama – Musique : Jacques Datin
Timidement, les yeux baissés, Elle est venue la fiancée Dedans l'appartement de l'homme, Elle est là pour lui faire plaisir Et pour répondre à son désir, Elle est là pour l'amour en somme. Il lui a dit: "je t'aime, Viens donc chez moi", Elle lui a dit: "je t'aime" Et la voilà... Elle est entrée et elle a vu Le lavabo blanc et la rue Pâle et grise par la fenêtre, Des journaux, des mégots partout, Elle a senti comme un dégoût, Mais elle n'a rien laissé paraître. Il lui disait "je t'aime Assied toi là", elle lui disait: "je t'aime C'est beau chez toi". Puis, il a dénoué ses cheveux, Déboutonné sa robe bleue, Il a embrassé sa médaille, Puis il est entré dans son corps, Et encore, encore, et encore, Il lui a fait comme une entaille. Il lui disait "je t'aime" Du bout des doigts, Elle répondait: "je t'aime, Enfin, je crois". Elle a fait ce qu'il lui a dit, Elle a pleuré, puis elle a ri, Puis elle a fait semblant de geindre, Il était content, si content, Il n'avait pas perdu son temps, Il aurait eu tort de se plaindre. Il lui criait: "je t'aime, Caresse moi", elle répétait "je t'aime", Mais elle avait froid. Puis elle a renoué ses cheveux, Reboutonné sa robe bleue, Elle a rajusté son corsage, Puis elle est rentrée dans l'hiver Avec son jupon de travers, Fin prête pour le mariage Avec un goût amer Dans ses pensées, Elle a étreint sa mère, La fiancée.
La fille dans l'église
Paroles : Serge Lama – Musique : Alice Dona
Elle est entrée dans l'église, La cigarette à la main, Les seins nus sous la chemise, Et l'air de s'en foutre bien. Elle est entrée dans l'église, La cigarette à la main, Les seins nus sous la chemise, Et l'air de s'en foutre bien. Elle a regardé l'église Avec ses yeux délavés, En caressant sa chemise Pour s'aider à mieux rêver. Elle a jeté la cigarette, Parce qu'elle lui brûlait la main, Sans même baisser la tête; C'est son pied qui l'a éteint. Mais qui donc, qui donc était elle? Parmi ces statues, ces saints, C'est elle qui avait des ailes, Elle qui parlait latin. Allez donc dire à vos papes, À vos saintes sacristies, Que j'ai vu une fille en savates, Qui ressemblait à Marie. Qu'elle est entrée dans l'église, La cigarette à la main, Les seins nus sous la chemise, Et l'air de s'en foutre bien. Elle est entrée dans l'église, La cigarette à la main, Les seins nus sous la chemise, Et l'air de s'en foutre bien
La french nana
Il y a des sujets qu'on ne devrait pas traiter, Qu'il faudrait retraiter, Qu'on devrait mal traiter, Sans appuyer, je vais vous raconter Ce qui m'est arrivé Avec une danseuse qui m'invita un jour À venir faire un tour et même plusieurs, Dans sa chambre d'amour. REFRAIN: L'était pas fraîche, fraîche, fraîche, La french nana, Messieurs, mesdames, Pardonnez-moi, Mais j'ai attrapé ce soir là, Un rhume du genre qu'on ne dit pas, L'était pas fraîche, fraîche, fraîche, La french nana. Pas la peine de me questionner, Je ne vous dirai pas qui c'était, Je suis peut-être vulgaire, Mais je suis discret. Y a des sujets qui présentent un danger, Vaut mieux pas s'allonger Sur un mauvais sujet, J'espère d'ailleurs Que le public en chœur Rejettera sur l'heure Cette chanson honteuse, N'empêche que depuis le jour Qu'elle m'a dit bonjour, Elle court, elle court, La maladie d'amour. REFRAIN Je peux seulement vous affirmer: Qu'elle n'était pas fraîche, fraîche, fraîche, La french nana
La fronde
Paroles : Serge Lama – Musique : Yves Gilbert - J.-C. Petit
J'ai armé de pierre ma fronde Pour tuer je ne sais trop quoi Peut - être un jour dans l'autre monde Un ange me dira pourquoi Le paradis n'est - il qu'un leurre Le ciel est - il peuplé ou pas Je garderai ce que j'en pense, pour moi Je vis entouré de ma bande De conseilleurs et de payeurs Qui fait triompher la légende Qui dit qu'un artiste a du cœur Si j'ai du cœur c'est par faiblesse Par peur de rentrer seul chez moi Mais tout ça n'a de l'importance, que pour moi Entre la caresse et l'insulte Entre le poivre et puis le miel Depuis que je deviens adulte Les gens me traitent comme tel Je prends sur le quai de la gloire Un rapide qui ne part pas Mais tout ça n'a de l'importance, que pour moi Depuis que mes amis redressent Leurs colonnes bouffies d'orgueil Tous les compliments qu'ils m'adressent Me laissent de plus en plus seul Et dans mon lit à colonnades Malgré leur tendresse j'ai froid Mais tout ça n'a de l'importance, que pour moi Depuis que les femmes se couchent Comme des roseaux devant moi Depuis que les femmes ont leurs bouches Suspendues au fil de ma voix Délestés de leur innocence Mes ballons rouges volent bas Mais tout ça n'a de l'importance, que pour moi Voici la borne fatidique L'arrêt d'autobus du destin Une flèche vers l'Amérique Met mon dos au quartier latin J'ai raclé le fond de mon âme Pour m'offrir ce cadeau de roi Mais tout ça n'a de l'importance, que pour moi
La musique et l'amour
Je lui mets en sourdine une cassette de Gainsbourg Et sur la Moleskine, je la... L'album "Love on the beat" en trente trois petits tours Je me suis fait toutes les faces de Gainsbourg Elle me dit "change de disque ça me met mal à l'aise" J'obtempère aussitôt, je la re... Je mets sur ma platine un Bowie pas dégueu... Elle fantasme et se jette sur ma... La musique et l'amour c'est la vie Si t'es timide ou pire Si tu sais pas quoi dire Chante donc à tous tes vis à vis La musique et l'amour c'est la vie. Elle me dit "supertramp", j'en ai un peu ma tire On descend dans ma caisse, je le re... Elle me dit "love me tender" et je lui mets le king "Ok ça me branche bien les parkings" Je lui passe mon walkman, on va faire un petit tour Sur la plage on a refait l'amour Entre deux corps à corps, je lui glisse n mot d'amour Heureusement que le walkman ça rend sourd La musique et l'amour c'est la vie Si t'es timide ou pire Si tu sais pas quoi dire Chante donc à tous tes vis à vis La musique et l'amour c'est la vie. Quand elle s'est réveillée, elle m'a dit "c'est super Le cri des mouettes, le sable et la mer" Puis elle a murmuré d'une voix inassouvie "La musique et l'amour c'est la vie" La musique et l'amour c'est la vie Si t'es timide ou pire Si tu sais pas quoi dire Chante donc à tous tes vis à vis La musique et l'amour c'est la vie.
La nymphomane
Qu'ai je fait au ciel Qu'ai je fait, Pour tomber amoureux d'un être Dont les sens ne sont satisfaits Qu'après plusieurs heures de bien être! Je suis à plat, Je suis crevé Et de nuit en nuit je m'étiole, J'ai beau manger et remanger Je perds un kilo par soirée, Je crois bien qu'elle ne dort jamais, Toutes les nuits, toutes les heures, Elle frappe à mon cœur. Aurais un jour assez d'amis Pour juguler son appétit Aurais je un jour assez d'ami Pour apaiser ses insomnies C'est pas bon, C'est pas bon du tout De ne pas dormir auprès de sa blonde Et bien que je sois très jaloux J'aimerais parfois qu'on me seconde.. C'est ma hantise, tous les soirs Quand sur ma bouche elle se colle, Quand je pense qu'il y a des veinards Qui ne font ça que le samedi soir. Je crois bien qu'elle ne dort jamais, Toutes les nuits, toutes les heures, Elle frappe à mon cœur. Aurais un jour assez d'amis Pour juguler son appétit Aurais je un jour assez d'ami Pour apaiser ses insomnies? Le dimanche, c'est pire encore Pas question de matinée grâce Elle s'occupe de mon petit corps Jusqu'à ce que je demande grâce Le lundi je suis exténué Et sur mon bureau je somnole Quand je pense qu'il y a des cinglés Qui payent pour voir ça au ciné... Je crois bien qu'elle ne dort jamais, Toutes les nuits, toutes les heures, Elle frappe à mon cœur. Aurais un jour assez d'amis Pour juguler son appétit A voir vos mines réjouies Y'a des jours, j'ai bien peur que "oui"!!!
La plus belle de Paris
C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est un nonchalant de créole Au fond de neige aux yeux bleus gris Légère comme ses paroles Juteuse et tendre comme un fruit C'est la plus belle de Paris Elle s'appelle Joséphine Elle a une fille et un fils Et ce n'est pas la guillotine Veuve joyeuse qui s'ennuie C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris Vite vite il me faut la prendre Et dans mon cœur et dans mon lit Devant le maire sans attendre Avant d'aller en Italie Il faut que je me la marie Il faut que je me la marie Il part par un petit froid pluvieux Entouré de quatre témoins En ce faisant attendre un peu Devant le maire il prit sa main Il partit le surlendemain Pour l'Italie Pour l'Italie Pour l'Italie Pour l'Italie C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est la plus belle de Paris C'est un nonchalant de créole Au fond de neige aux yeux bleus gris Légère comme ses paroles Juteuse et tendre comme un fruit
La serveuse de bar
Attendez donc disait la fille En enlevant son tablier Avec le teint blafard Des serveuses de bars Quand il fait un peu tard. Il faisait chaud, il faisait noir Debout derrière le comptoir. Il faisait chaud il faisait bon Contre le ventre du patron Il avait une ride au cou Qui avait bon goût. Attendez donc disait la fille En s'accrochant de tout son corps Attendez pas encore Pleurant de tout son far Au milieu des pourboires Il faisait chaud il faisait lourd Il la serrait dans ses genoux Il faisait chaud il faisait bon Les cheveux leur collaient au front La rosée qui mouillait leurs joues Avait bon goût. Emmène moi disait la fille En rajustant son tablier Avec les yeux hagards Des serveuses de bars Quand l'amour se fait tard Il faisait chaud il faisait beau Il a fermé le vieux bistro Il faisait chaud Il faisait beau Ils sont partis sur sa moto Le soleil qui brûlait leurs joues Avait bon goût
La vie simple et tranquille
Je ne pourrai jamais être celui qui reste Jamais au même endroit poser la même veste J'ai envie de rester, mais je ne reste pas A peine suis-je assis que j'espère mon pas Pourtant la vie est là La vie simple et tranquille Peut être, mais je ne peux pas Être immobile Je ne pourrai jamais vivre dans la coquille De ces cercles étroits qu'on appelle famille Mon fils d'ailleurs, déjà il emboîte mon pas Quand je le serre trop, il crie "coincé papa"! Pourtant l'amour est là L'amour simple et tranquille Peut être, mais je ne sais pas Être immobile L'amour, ni vous ni moi, nous ne pouvons l'atteindre Il est là-haut, l'amour, au-delà des cylindres On ne peut pas l'atteindre, et on ne le doit pas L'amour, il est toujours là-bas, là-bas, là-bas C'est pourquoi je ne peux être de ceux qui restent Ma veste, je la pose, et je reprends ma veste Voilà, ma vie est là La vie simple et tranquille Et c'est pourquoi fidèle, on me voit tous les soirs Et vous dire bonjour, et vous dire bonsoir...
La voisine
Paroles : Serge Lama – Musique : Y. Spanos
Tu enlèves ton jupon noir, Comme un masque enlève son loup Ton mari au fond du couloir S'il savait en serait jaloux Des étincelles de printemps Me montent des reins jusqu'au cœur Y'a que les femmes de 30 ans Pour vous donner tant de bonheur Douce comme la confiture Et le pain beurré du matin Comme elle douce la blessure Que je caresse de la main Je te donnerai sans ambages Tous les bons dieux sans communier Quand tu tournes les meilleurs pages Du livre de la volupté Rien qu'à te voir a moitié nue Ouvrir le réfrigérateur Voilà qu'une source inconnue de désir M'envahit le cœur L'amour ce n'est souvent qu'un mot Suivant qui l'on tient dans ses bras Mais quand on a la même peau L'amour on ne pense qu'à ça. Ton mari peut bien se blottir Toutes les nuits contre ton dos Ton corps ne peut appartenir Aux hommes qui se lèvent tôt. Demain nous prendrons le café dans ma cuisine tous les deux Et nous aurons un jour entier pour jouer à nos petits jeux. Un courant d'air par la fenêtre sèche la sueur de nos corps C'est comme un souffle de bien-être Qui nous arrive du dehors Parfois tu gardes ta fourrure Je t'y prends comme dans un nid Parfois tu me couvres d'injures, Parfois tu m'appelles chéri Quand tes ongles sont revernis Lorsque tu t'es remaquillée Tu rentres faire dîner celui qui va rentrer de travailler Et moi j'attends ma dactylo qui rentre plus tard au mois d'Août Comme elle est crevée de boulot, Je pourrais dormir tout mon soûl
Le barbier de Belleville
Je suis le roi du ciseau, De la barbiche en biseau. Je suis le barbier de Belleville. Des petits poils jusqu'aux cheveux, Je fais vraiment ce que je veux. J'ai toujours été hanté Par le désir de chanter Manon, Carmen ou Cor Neville Alors, avouez que c'est râlant D'avoir la vocation sans le talent. Je n'ai pas de voix. J'essaye, quelquefois, Mais ça ne vient pas. Je ne suis pas doué pour l'opéra. Les clients me comparent au Fameux raseur Figaro. Je ne suis que le barbier de Belleville. Je peux vous passer un shampooing, Mais vous faire un cours de chant, point. Je suis, je prends les paris, Le meilleur de tout Paris. Pour tous les goûts, dans tous les styles, Je fais un métier que j'adore Mais je voudrais chanter toréador. Je n'ai pas de voix. J'essaye, quelquefois, Mais ça ne vient pas. Je ne suis pas doué pour l'opéra. C'est comme ça, je ne suis ni Caruso ni Rossini. Je suis le barbier de Belleville. Je ne serai jamais, hélas, Le partenaire de la Callas. Alors, de mon bistouri, Je taille les favoris Des bonnes gens de la grande ville En rêvant que je suis à la Salle Garnier ou bien à la Scala. Je n'ai pas de voix. J'essaye, quelquefois, Mais ça ne vient pas. Je ne suis pas doué pour l'opéra.
Le bohémien
Serge Lama - Alice Dona
J'aime ceux là Qui quelques fois Me réchauffent en ayant l'air d'avoir froid J'aime ceux là Qui sont lézardés d'amour par endroit J'aime leur vie J'aime leur voix J'aime même leur blasphèmes, Oui je les aime J'aime ceux là Dont les yeux froids Vous évitent et agrippent à la fois J'aime ceux là Ces oiseaux là Bohémiens pauvres mais jamais Loufiats J'aime leur faim J'aime leur foi J'aime même leur bohème Oui je les aime Toi qui es là Entre mes bras N'essaie pas de me garder malgré moi Ils sont en moi Ces hommes là Moi qui n'ai quitté ma mère qu'une fois Laisse tes doigts Courir sur moi Car je m'en irai quand même Même si je t'aime Et même s'ils n'existent pas.
Le chanteur
On a collé l'autre jour ses photos dans les rues Ça faisait presque deux ans qu'il n'était pas venu Dans les théâtres l'hiver Il nous invente la mer L'été sous les chapiteaux Il nous fait les oiseaux. Sous le soleil ambulant de quelques projecteurs Il se fait bronzer tous les soirs sur le coup des onze heures. Il nous fait croire un moment Qu'il est devenu notre amant Juste le temps c'est bien court D'une chanson d'amour On est venu ce soir voir le chanteur Le chanteur qu'il faut voir celui qui rit celui qui pleure Si l'on en croît les journaux on le verra debout Après l'avoir attendu les deux pieds dans la boue Comme on sera pas bien placé On en verra que la moitié Mais la moitié qu'on verra On s'en contentera On est venu ce soir voir le chanteur Le chanteur qu'il faut voir celui qui rit celui qui pleure Vers les minuit et demi finira le hasard On l'emportera chez nous au fond de nos mémoires Peut-être que lui aussi Nous emportera chez lui Pour effeuiller nos mémoires Nos visages d'un soir On est venu ce soir voir le chanteur Le chanteur qu'il faut voir celui qui rit celui qui pleure On est venu ce soir voir le chanteur Et il peut bien pleuvoir le cœur rempli d'espoir On est venu ce soir voir le chanteur
Le grand amour
Tu m'embrasses, tu es là, épuisée de joie. Ça existe, je n'y croyais pas, ces choses là.. Tu m'enlaces, je suis là, je m'éveille en toi Comme un arbre, qui porte la joie, Jusqu'au bout des doigts. Je m'en fous si ce n'est pas vraiment le grand amour, Tu m'as ouvert toutes les portes du soleil Quand mes nuits s'éclairent, comme s'il faisait grand jour, Je m'en fous pas mal du grand amour, Je m'en fous si ce n'est pas vraiment le grand amour, Tu m'as ouvert un ciel ou nagent des oiseaux. Quand tu cries je t'aime, comme on crie "au secours" Je m'en fous pas mal du grand amour. Tu ruisselles, sous mes doigts, quand j'allume en toi L'étincelle, de cette enfant là, que nous n'aurons pas. Je m'en fous si ce n'est pas vraiment le grand amour, Tu m'as ouvert toutes les portes du soleil Quand mes nuits s'éclairent, comme s'il faisait grand jour, Je m'en fous pas mal du grand amour Je m'en fous si ce n'est pas vraiment le grand amour, Tu m'as ouvert un ciel ou nagent des oiseaux. Quand tu cries je t'aime, comme on crie "au secours" Je m'en fous pas mal du grand amour. Tu m'embrasses, tu es là, épuisée de joie. Ça existe, je n'y croyais pas, ces choses là.. Tu m'enlaces, je suis là, je m'éveilles en toi Comme un arbre, qui porte la joie, Jusqu'au bout des doigts.
L'enfant au piano Musique: Alice Dona
Les yeux levés au ciel L'enfant d'un autre Musique: Alice Dona
Et l'absence est venue poser ses grandes ailes L'esclave Musique: Yves Gilbert 1974
L'ogresse (mangeuse d'homme)
Elle m'ouvre toute nue Me souhaite la bienvenue Moi tout en baissant la tête Je lui remets ses chaussettes. Je lui rajuste ses bottes Et sa petite culotte... Je remoule sur ses seins Son soutien gorge en satin. Je rajuste le tricot Sur la blancheur de sa peau Je re glisse la ceinture Dans les passants de sa jupe Puis sans la quitter des yeux Je rattache ses cheveux Et devant elle sans un bruit J'ai même refait le lit. Et quand tout fut bien rangé Bien propre bien arrangé Je lui ai comme il se doit Baisé le bout de ses doigts. Elle se redressa d'un bond Avec un œil furibond Me traita de dieu sait quoi Tout en se ruant sur moi Et d'un mouvement hardi Elle me jette sur le lit Et sans me quitter des yeux Elle agrippe mes cheveux Elle arrache mon tricot Tout en mordillant ma peau Elle enlève le ceinturon Qui tenait mon pantalon Elle se frotte elle se rengorge À grands coups de soutien gorge Puis elle enlève mes bottes Et ma petite culotte!! Dans sa hâte, la fillette N'a laissé que mes chaussettes Et lorsque je fus tout nu... Elle m'a mangé tout cru...
La braconne Musique: Alice Dona, E.Marouani 1974
La chanteuse a vingt ans Musique: Yves Gilbert
La salle de bains
Comme il serait doux d'être près de vous La vie lilas Musique: Yves Gilbert
Dessous l'arbre La vieille et le brocanteur
Dans une impasse informe Le 15 juillet à 5 heures
Ta voix murmure Le dernier baiser Musique: Alice Dona 1977
Le dernier baiser Le gibier manque et les femmes sont rares Musique: Alice Dona 1972
Quand après la chasse au cour d'une auberge bien chaude Le lit d'Isabelle Paroles: Serge Lama, Tony Stéfanidis. Musique: Alice Dona
Je m'en allais tout cru vers le lit d'Isabelle
Le joyeux fêtard
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