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Edith Elle Paroles : Serge Lama - Musique: Alice Dona
Pourvu qu’elle vienne me faire souffrir Car j’en suis sur qu’elle va venir Celle à qui j’ai jamais voulu appartenir Avec ses griffes au bout des ongles A vous remettre un Christ en croix Je n’sais pas quand mais je sais qu’elle viendra
Elle balaiera toutes les fleurs de mon sommeil Elle blanchira mes nuits me privant de sommeil Elle mettra mon cœur à nu Pour le manger tout cru Oh oui elle viendra Me manger d’amour
Elle balaiera toutes les lunes de mon ciel Abolira mes paradis artificiels Pourtant c’est elle que je veux Et tant pis si les dieux Se détournent de moi
Au début elle aura les yeux De celles dont je tombe amoureux Et pour qui mon cœur se consume Un an ou deux Puis ses yeux deviendront si grands Que je m’engloutirai dedans Comme un nageur entre deux continents
Elle balaiera toutes les fleurs de mon soleil Elle blanchira mes nuits me privant de sommeil Elle mettra mes nerfs à bout Jusqu’à dormir debout Jusqu’à faire de ma vie Qu’une nuit d’amour
Elle balaiera de ma vie toutes mes gazelles Abolira tout ce qui est en dehors d’elle Pourtant c’est elle que je veux Et tant pis si les dieux se détournent de moi
En 40 Paroles : Serge Lama - Musique:
Serge Lama & Jackie Bayard En
quarante vos femmes s'ouvraient comm' du lilas Et vous voudriez
que moi maintenant L'an
quarante
Encore une heure, encore un jour Paroles : Serge Lama – Musique :P. Renard
Encore une heure, encore un jour Entre la bruine aux vitres pâles de Cherbourg Encore la flamme Encore le feu Encore la femme Encore une heure, encore un jour Plus cette solitude sale et sans recours Des salles d'attente Ou l'on s'implante Des bistrots vagues Ou l'on divague Des chambres pièges Ou l'on s'arpège Encore une heure, encore un jour Encore un train de nuit qui débarque en plein jour Des mots tendresse Des mots détresse Des mains qu'on presse Des mots qu'on laisse Encore une heure encore un jour Encore le téléphone qui me crie au secours Laissez-moi vivre Encore un peu Encore être ivre Encore une heure, encore un jour Encore une fleur fanée dans une lettre d'amour Je le veux digne D'un grand amour Mon chant du cygne Encore une heure, encore un jour Encore, je reste, encore je pars, encore toujours Des salles obscures Où l'on murmure Des cafés phrases Ou l'on s'embrase Des chambres grises Ou l'on s'enlise Encore une heure encore un jour Encore ce mal qui rend aveugle et qui rend sourd Encore une femme un jour ou deux Qui te ressemble un peu
Entre parenthèses
Paroles : Serge Lama – Musique :Yves Gilbert
Comme la boue comme la glaise Entre la mer et la falaise Comme l'ombre entre deux chansons Nous vivons entre parenthèses On se rencontre entre deux trains Bonjour, Bonsoir, vous êtes belle Faut il que la vie soit cruelle Bonsoir Madame et à demain Entre le bémol et le dièse Toujours assis entre deux chaises Comme on dort entre deux frissons Nous vivons entre parenthèses D'Amérique ou du Canada Bonjour, bonsoir, la ville est triste Un peu comme la vie d'artiste Qui m'éloigne toujours de toi Une gare plaintive Un avion une auto Qu'il fasse triste et beau J'attends que tu m'écrives Entre Nantes et Bordeaux Que ce soit le douze ou le treize Quel que soit le jour qui nous plaise Quand on a l'amour des chansons L'amour est une parenthèse Je t'aime entre deux projecteurs Bonjour, bonsoir la salle est pleine Pas le temps d'avoir de la peine Je te remercie pour les fleurs Pourtant, avant les pluies d'automne Avant de n'être plus personne Que les phrases de mes chansons Je veux fermer la parenthèse Qui à ne plus jamais chanter Tant pis si j'y laisse mon âme Tu ne seras pas une femme Qui se conjugue au temps passé. Comme la boue, comme la glaise Entre la mer et la falaise Comme l'ombre entre deux chansons Nous vivons entre parenthèses On se rencontre entre deux trains Bonjour, bonsoir, vous êtes belle Faut il que la vie soit cruelle Bonsoir Madame et à demain.
Esméralda
Paroles : Serge Lama – Musique :J.C Petit
Esméralda J'ai le sang qui bouge Quand tu agites devant moi Ton jupon rouge Quand tu danses ta danse de mort Mi amore, mi amore Mi amore, mi amore Tu as mis dans mon corps Tes banderilles Et dans mon coeur tous les couteaux De ta folie J'ai mis dans tes yeux des reflets d'or Mi amore, mi amore Mi amore, mi amore Mon regard noir dans tes yeux De braise: Carmen, ce sont mes goûts de meurtre Qui te plaisent Lorsque j'incendie le bois de ton corps Mi amore, mi amore, mi amore Quand ils te portent leurs estocades Je deviens le Torquemada De tes tocades Sous ma cape, y a l'épée qui dort Mi amore, mi amore Mi amore, mi amore Elle est sans borne, ma jalousie J'affronterai tous les taureaux d'Andalousie Quitte à moi-même me mettre à mort Mi amore, mi amore, mi amore L'été de ma passion est torride Chaque baiser me creuse une nouvelle ride : Tu rêves à de jeunes matadors Mi amore, mi amore Mi amore, mi amore Notre arène c'est un lit qui tremble Et ce plaisir qu'on prend toujours La nuit à se détruire ensemble Notre arène, c'est un lit de cendre Où se mélangent jusqu'au jour La violence et les choses tendres Et la foule crie tout autour : olé Et la foule crie tout autour : olé Sur l'hacienda, le soleil éclate Ta bouche saigne un dernier sourire écarlate Quand je plonge l'épée dans ton corps Mi amore, mi amore Mise à mort, mi amore
Et puis on s'aperçoit
Paroles : Serge Lama – Musique :Yves Gilbert
On arrive tout nu Un matin au portique Parmi tant d'étrangers On est un inconnu On découvre la vie Tout comme une Amérique On a soif d'être vieux Avant d'avoir vécu Et puis... On s'aperçoit Que partir, ça sert à rien Et puis... On s'aperçoit Que de rester, ça sert à rien Alors, on reste Alors, on reste, n'importe où On se trouve un matin On est deux, face à face On se trouve un matin Deux dans le même lit On découvre l'amour On lui cède la place Mais il fait la valise Avant qu'on ai compris Et puis... On s'aperçoit Que d'être deux, ça sert à rien Et puis... On s'aperçoit Que d'être seul, ça sert à rien Alors on fait, alors on fait N'importe quoi ! On rencontre un matin Quelqu'un qui nous ressemble Un qui est étranger Parmi ces étrangers On échange des mots Et quelques verres ensemble À cet instant, on croit Que la vie va changer Et puis... On s'aperçoit Que de parler, ça sert à rien Et puis... On s'aperçoit Que de se taire, ça sert à rien Alors, on dit, alors on dit N'importe quoi On se trouve, un matin Tout nu devant sa glace Devant son ombre morte On est presque étranger On se retourne un peu Mais le passé nous glace Et on s'étonne alors D'avoir tellement changé Et puis... On s'aperçoit Que le passé, ça sert à rien Et puis... On s'aperçoit Que l'avenir, ça sert à rien, Alors, on meurt, alors, on meurt N'importe quand !
Europe Babel
Paroles : Serge Lama – Musique :
Europe Babel, Europe ma belle, Que tes langues, que tes langues toujours, Que tes langues chantent des mots d'amour. Je suis un aquitain, qui habite Lutèce, L'Europe c'est mon camp; la France c'est mon nid Je suis résolument pour tout ce qui progresse A condition, bien sur d'en être pas puni. Cette Europe nouvelle, est une vieille lune Aucun homme d'ici, n'a mis le pied dessus. Tables rondes, discours déclarations communes, Je te reçois, tu me reçois, On s'est reçus... Europe Babel, Europe ma belle, Que tes langues, que tes langues toujours, Que tes langues chantent des mots d'amour. Mon fils la verra-t-il cette Europe qui chante, Quelle langue d'ailleurs lui fera-t-il chanter Si chacun y est roi qui seront les servantes? A qui la tête haute, à qui le dos voûté? Que les raisons d'états rêvent d'état de grâce On peut toujours rêver qu'elle affiche en tous cas Si Molière, Shakespeare et Goldoni s'embrassent En récitant des vers de Goethe et de Lorca Europe Babel, Europe ma belle, Que tes langues, que tes langues toujours, Que tes langues chantent des mots d'amour. I love you, je t'aime, Ti amo, je t'aime, ich liebe Dich, ich liebe Dich, je t'aime Que tes langues chantent des mots d'amour.. Cette Europe Babel Je la rêve espérance, Une ronde d'enfants joyeusement unis Autour d'un père Noël dont le nez est la France Qui danse sur la mer en bottes d'Italie Je la vois dans la vie d'un arlequin immense Un vitrail ou toujours le soleil resplendit Ce serait comme vivre une nouvelle enfance Si l'Europe Babel est comme je le dis... Europe Babel, Europe ma belle, Que tes langues, que tes langues toujours, Que tes langues chantent des mots d'amour. I love you je t'aime, Ti amo Je t'aime, ich liebe Dich, ich liebe Dich, je t'aime Que tes langues chantent des mots d'amour.. Europe Babel Europe ma belle Que tes langues, que tes langues toujours Que tes langues chantent des mots d'amour...
Femme adieu
Paroles : Serge Lama – Musique :Christophe Leporatti
Je travaille à ma solitude J'aspire à l'épaisseur des pierres A la bure, à la toile rude La croix simple et le monastère Des murs en crépi blancs et nus Pour apprivoiser la lumière Et débusquer cet inconnu Que je suis, loin de vos litières Femme adieu, femme adieu Je suis tout à Dieu Adieu Du silence sur du silence Et de la musique sacrée Des plains-chants dont la résonance Aura l'écho de mon secret Ai-je les qualités idoines Pour marcher en baissant les yeux Aurai-je un jour le moi du moine Au service du Dernier Dieu Femme adieu, femme adieu Je t'aimais Désormais J'appartiens à Dieu J'ai la tentation du cloître J'ai la tentation de Dieu Passer par la porte étroite Juste en baissant les yeux Par les allées de prières Par les arbres pleins d'oiseaux Envahi par la lumière, la lumière d'en haut Femme adieu, femme adieu Je t'aimais Désormais Je te dis adieu
Femme femme femme Musique: Alice Dona
Et l'ami mets ton habit de fête |
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