Remonter Collaborations A -B C-D E-F G-H-I-J K-L M-N O-P Q-R S-T U-V-W-X-Y-Z

Edith

ce que tu fus moi je m'en fous
tu étais PIAF un point c'est tout
c'est ça ta gloire
et parmi tes souffre-douleur
y en a qui ont trouvé les leurs
tu peux m'en croire
EDITH faut se faire une raison
les gens sont pourris jusqu'au fond
jusqu'à la moelle
aux lueurs de tes feus follets
ils viennent encore te voler
quelques étoiles
ils viennent souper sur ta glaise
habillés comme des corbeaux
ils vivent encore sur ton dos
au PERE LACHAISE
depuis ta mort dans les journaux
régulièrement ta photo
te ressuscites
si tu es morte sans un sou
depuis tu en a fais beaucoup
beaucoup plus vite
nul n'est jamais sur de son sang
mais toi t'es pas gâtée bon sang
par ta frangine
c'est triste mais ta demi sœur
n'a même pas la moitié d'un cœur
dans la poitrine
elle s'est offert du LOUIS XVI
a ta santé ta demi sœur
j'espère qu'elle te couvre de fleurs
au PERE LACHAISE
comme JEANNE D'ARC autrefois
tes amis entendent ta voix
qui les appelle
mieux que la vermine et le temps
ils rongent tom âme en fouillant
dans tes poubelles
et malgré tous ces chanteurs la
qui ont mit ton coeur tant de fois
entre deux chaises
près de ton boxeur pour toujours
tu files le parfait amour
au PERE LACHAISE
au PERE LACHAISE
 


Elle

Paroles : Serge Lama - Musique: Alice Dona

 

Pourvu qu’elle vienne me faire souffrir

Car j’en suis sur qu’elle va venir

Celle à qui j’ai jamais voulu appartenir

Avec ses griffes au bout des ongles

A vous remettre un Christ en croix

Je n’sais pas quand mais je sais qu’elle viendra

 

Elle balaiera toutes les fleurs de mon sommeil

Elle blanchira mes nuits me privant de sommeil

Elle mettra mon cœur à nu

Pour le manger tout cru

Oh oui elle viendra

Me manger d’amour

 

Elle balaiera toutes les lunes de mon ciel

Abolira mes paradis artificiels

Pourtant c’est elle que je veux

Et tant pis si les dieux

Se détournent de moi

 

Au début elle aura les yeux

De celles dont je tombe amoureux

Et pour qui mon cœur se consume

Un an ou deux

Puis ses yeux deviendront si grands

Que je m’engloutirai dedans

Comme un nageur entre deux continents

 

Elle balaiera toutes les fleurs de mon soleil

Elle blanchira mes nuits me privant de sommeil

Elle mettra mes nerfs à bout

Jusqu’à dormir debout

Jusqu’à faire de ma vie

Qu’une nuit d’amour

 

Elle balaiera de ma vie toutes mes gazelles

Abolira tout ce qui est en dehors d’elle

Pourtant c’est elle que je veux

Et tant pis si les dieux se détournent de moi

 

 


En 40

Paroles : Serge Lama - Musique: Serge Lama & Jackie Bayard
 

En quarante vos femmes s'ouvraient comm' du lilas
Que déjà vous n'étiez plus là
En quarante pour la java des p'tits tambours
Y'avait c'qu'il faut comm' troubadours
En quarante vous êt's partis comm' des péquins
Poussés par le petit quinquin
En quarante

En quarante de Montparnasse à Corvisart
Y'avait d'la foul' sur les boul'vards
En quarante vous aviez tous du ventre au cœur
Tout comme en quatorze d'ailleurs
En quarante il vous restait des fleurs moisies
Il vous manquait que des fusils
En quarante

Et vous voudriez que moi maintenant
Qui ai le cœur battant
Quand j'vois passer Mado
Et vous voudriez comme il y a trente ans
Que j'attende cinq ans
Pour me la mettre au chaud

Parc' qu'en quarante vous êt's repartis comm' des grands
Perdre la guerr' de vos parents
En quarante Jeanne d'Arc et les templiers
Tout ce p'tit monde a rebrûlé
En quarante bien qu'la route du fer soit coupée
On creusait l'ventre à vos poupées
En quarante

En quarante
C'était la fête à vos nanas
Qui confondaient guerre et java
En quarante
Ça tombait de tous les côtés
Y'avait pas qu'les trains qui sautaient
En quarante
Qu'vous soyez vainqueurs ou vaincus
Vous étiez sûrs d'être cocus
En quarante

Et vous voudriez que moi maintenant
Qui ai les bras ballants
Quand j'vois passer Mado
Et vous voudriez
Comme il y a trente ans
Que j'attende cinq ans
Pour me la mettre au chaud

Parc' qu'en quarante
Pour nous forger un avenir
Vous nous avez laissés mourir
En attente
Dans les bras d'vos femmes attristées
Pour nous donner votre liberté
Et l'on chante
C'est c'que vous désiriez en somme
Que d'votre guerre on s'en fout' comme
L'an quarante

L'an quarante
 


 

 

Encore une heure, encore un jour

Paroles : Serge Lama – Musique :P. Renard

 

Encore une heure, encore un jour

Entre la bruine aux vitres pâles de Cherbourg

Encore la flamme

Encore le feu

Encore la femme

Encore une heure, encore un jour

Plus cette solitude sale et sans recours

Des salles d'attente

Ou l'on s'implante

Des bistrots vagues

Ou l'on divague

Des chambres pièges

Ou l'on s'arpège

Encore une heure, encore un jour

Encore un train de nuit qui débarque en plein jour

Des mots tendresse

Des mots détresse

Des mains qu'on presse

Des mots qu'on laisse

Encore une heure encore un jour

Encore le téléphone qui me crie au secours

Laissez-moi vivre

Encore un peu

Encore être ivre

Encore une heure, encore un jour

Encore une fleur fanée dans une lettre d'amour

Je le veux digne

D'un grand amour

Mon chant du cygne

Encore une heure, encore un jour

Encore, je reste, encore je pars, encore toujours

Des salles obscures

Où l'on murmure

Des cafés phrases

Ou l'on s'embrase

Des chambres grises

Ou l'on s'enlise

Encore une heure encore un jour

Encore ce mal qui rend aveugle et qui rend sourd

Encore une femme un jour ou deux

Qui te ressemble un peu

 

 


 

Entre parenthèses

 

Paroles : Serge Lama – Musique :Yves Gilbert

 

 

Comme la boue comme la glaise

Entre la mer et la falaise

Comme l'ombre entre deux chansons

Nous vivons entre parenthèses

On se rencontre entre deux trains

Bonjour, Bonsoir, vous êtes belle

Faut il que la vie soit cruelle

Bonsoir Madame et à demain

Entre le bémol et le dièse

Toujours assis entre deux chaises

Comme on dort entre deux frissons

Nous vivons entre parenthèses

D'Amérique ou du Canada

Bonjour, bonsoir, la ville est triste

Un peu comme la vie d'artiste

Qui m'éloigne toujours de toi

Une gare plaintive

Un avion une auto

Qu'il fasse triste et beau

J'attends que tu m'écrives

Entre Nantes et Bordeaux

Que ce soit le douze ou le treize

Quel que soit le jour qui nous plaise

Quand on a l'amour des chansons

L'amour est une parenthèse

Je t'aime entre deux projecteurs

Bonjour, bonsoir la salle est pleine

Pas le temps d'avoir de la peine

Je te remercie pour les fleurs

Pourtant, avant les pluies d'automne

Avant de n'être plus personne

Que les phrases de mes chansons

Je veux fermer la parenthèse

Qui à ne plus jamais chanter

Tant pis si j'y laisse mon âme

Tu ne seras pas une femme

Qui se conjugue au temps passé.

Comme la boue, comme la glaise

Entre la mer et la falaise

Comme l'ombre entre deux chansons

Nous vivons entre parenthèses

On se rencontre entre deux trains

Bonjour, bonsoir, vous êtes belle

Faut il que la vie soit cruelle

Bonsoir Madame et à demain.

 


 

Esméralda

 

Paroles : Serge Lama – Musique :J.C Petit

 

 

Esméralda

J'ai le sang qui bouge

Quand tu agites devant moi

Ton jupon rouge

Quand tu danses ta danse de mort

Mi amore, mi amore

Mi amore, mi amore

Tu as mis dans mon corps

Tes banderilles

Et dans mon coeur tous les couteaux

De ta folie

J'ai mis dans tes yeux des reflets d'or

Mi amore, mi amore

Mi amore, mi amore

Mon regard noir dans tes yeux

De braise:

Carmen, ce sont mes goûts de meurtre

Qui te plaisent

Lorsque j'incendie le bois de ton corps

Mi amore, mi amore, mi amore

Quand ils te portent leurs estocades

Je deviens le Torquemada

De tes tocades

Sous ma cape, y a l'épée qui dort

Mi amore, mi amore

Mi amore, mi amore

Elle est sans borne, ma jalousie

J'affronterai tous les taureaux d'Andalousie

Quitte à moi-même me mettre à mort

Mi amore, mi amore, mi amore

L'été de ma passion est torride

Chaque baiser me creuse une nouvelle ride :

Tu rêves à de jeunes matadors

Mi amore, mi amore

Mi amore, mi amore

Notre arène c'est un lit qui tremble

Et ce plaisir qu'on prend toujours

La nuit à se détruire ensemble

Notre arène, c'est un lit de cendre

Où se mélangent jusqu'au jour

La violence et les choses tendres

Et la foule crie tout autour : olé

Et la foule crie tout autour : olé

Sur l'hacienda, le soleil éclate

Ta bouche saigne un dernier sourire écarlate

Quand je plonge l'épée dans ton corps

Mi amore, mi amore

Mise à mort, mi amore

 

 


 

Et puis on s'aperçoit

 

Paroles : Serge Lama – Musique :Yves Gilbert

 

 

On arrive tout nu

Un matin au portique

Parmi tant d'étrangers

On est un inconnu

On découvre la vie

Tout comme une Amérique

On a soif d'être vieux

Avant d'avoir vécu

Et puis... On s'aperçoit

Que partir, ça sert à rien

Et puis... On s'aperçoit

Que de rester, ça sert à rien

Alors, on reste

Alors, on reste, n'importe où

On se trouve un matin

On est deux, face à face

On se trouve un matin

Deux dans le même lit

On découvre l'amour

On lui cède la place

Mais il fait la valise

Avant qu'on ai compris

Et puis... On s'aperçoit

Que d'être deux, ça sert à rien

Et puis... On s'aperçoit

Que d'être seul, ça sert à rien

Alors on fait, alors on fait

N'importe quoi !

On rencontre un matin

Quelqu'un qui nous ressemble

Un qui est étranger

Parmi ces étrangers

On échange des mots

Et quelques verres ensemble

À cet instant, on croit

Que la vie va changer

Et puis... On s'aperçoit

Que de parler, ça sert à rien

Et puis... On s'aperçoit

Que de se taire, ça sert à rien

Alors, on dit, alors on dit

N'importe quoi

On se trouve, un matin

Tout nu devant sa glace

Devant son ombre morte

On est presque étranger

On se retourne un peu

Mais le passé nous glace

Et on s'étonne alors

D'avoir tellement changé

Et puis... On s'aperçoit

Que le passé, ça sert à rien

Et puis... On s'aperçoit

Que l'avenir, ça sert à rien,

Alors, on meurt, alors, on meurt

N'importe quand !

 


 

Europe Babel

 

Paroles : Serge Lama – Musique :

 

 

Europe Babel,

Europe ma belle,

Que tes langues, que tes langues toujours,

Que tes langues chantent des mots d'amour.

Je suis un aquitain, qui habite Lutèce,

L'Europe c'est mon camp; la France c'est mon nid

Je suis résolument pour tout ce qui progresse

A condition, bien sur d'en être pas puni.

Cette Europe nouvelle, est une vieille lune

Aucun homme d'ici, n'a mis le pied dessus.

Tables rondes, discours déclarations communes,

Je te reçois, tu me reçois,

On s'est reçus...

Europe Babel,

Europe ma belle,

Que tes langues, que tes langues toujours,

Que tes langues chantent des mots d'amour.

Mon fils la verra-t-il cette Europe qui chante,

Quelle langue d'ailleurs lui fera-t-il chanter

Si chacun y est roi qui seront les servantes?

A qui la tête haute, à qui le dos voûté?

Que les raisons d'états rêvent d'état de grâce

On peut toujours rêver qu'elle affiche en tous cas

Si Molière, Shakespeare et Goldoni s'embrassent

En récitant des vers de Goethe et de Lorca

Europe Babel,

Europe ma belle,

Que tes langues, que tes langues toujours,

Que tes langues chantent des mots d'amour.

I love you, je t'aime, Ti amo, je t'aime, ich liebe Dich, ich liebe Dich, je t'aime

Que tes langues chantent des mots d'amour..

Cette Europe Babel

Je la rêve espérance,

Une ronde d'enfants joyeusement unis

Autour d'un père Noël dont le nez est la France

Qui danse sur la mer en bottes d'Italie

Je la vois dans la vie d'un arlequin immense

Un vitrail ou toujours le soleil resplendit

Ce serait comme vivre une nouvelle enfance

Si l'Europe Babel est comme je le dis...

Europe Babel,

Europe ma belle,

Que tes langues, que tes langues toujours,

Que tes langues chantent des mots d'amour.

I love you je t'aime, Ti amo Je t'aime, ich liebe Dich, ich liebe Dich, je t'aime

Que tes langues chantent des mots d'amour..

Europe Babel

Europe ma belle

Que tes langues, que tes langues toujours

Que tes langues chantent des mots d'amour...

 

 


 

 

Femme adieu

 

Paroles : Serge Lama – Musique :Christophe Leporatti

 

 

Je travaille à ma solitude

J'aspire à l'épaisseur des pierres

A la bure, à la toile rude

La croix simple et le monastère

Des murs en crépi blancs et nus

Pour apprivoiser la lumière

Et débusquer cet inconnu

Que je suis, loin de vos litières

Femme adieu, femme adieu

Je suis tout à Dieu

Adieu

Du silence sur du silence

Et de la musique sacrée

Des plains-chants dont la résonance

Aura l'écho de mon secret

Ai-je les qualités idoines

Pour marcher en baissant les yeux

Aurai-je un jour le moi du moine

Au service du Dernier Dieu

Femme adieu, femme adieu

Je t'aimais

Désormais

J'appartiens à Dieu

J'ai la tentation du cloître

J'ai la tentation de Dieu

Passer par la porte étroite

Juste en baissant les yeux

Par les allées de prières

Par les arbres pleins d'oiseaux

Envahi par la lumière, la lumière d'en haut

Femme adieu, femme adieu

Je t'aimais

Désormais

Je te dis adieu

 


Femme femme femme

Musique: Alice Dona

Et l'ami mets ton habit de fête
Ton cœur de paillettes
Et ton regard heureux
Ce soir je t'emmène
On va faire la fête
Tous les deux
La fête charnelle
Avec les plus belles
J'ai gagné le gros lot
Ce soir c'est la vie de château

Femme, femme, femme, fais-nous voir le ciel
Femme, femme, femme, fais-nous du soleil
Femme, femme, femme, rends-nous les ballons
Les ballons rouges et ronds de notre enfance
Femme, femme, femme, fais-nous voir l'amour
Femme, femme, femme, sous son meilleur jour
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum

Et l'ami ce soir c'est la bourrasque
Je t'achète un masque
Et une chemise en soie
Ce soir je t'emmène
Sors tes grands je t'aime
De galas
Paris s'illumine
Comme une vitrine
De Trenet, de Chevalier
Ce soir on est les héritiers

Femme, femme, femme, n'aie pas peur de nous
Femme, femme, femme, on n'est pas voyous
Femme, femme, femme, choisis ton endroit
Nous, on s'y connaît pas, on te fait confiance
Femme, femme, femme, on n'est que deux amis
Femme, femme, femme, qui se payent un samedi
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum

Femme, femme, femme, fais-nous robe du soir
Femme, femme, femme, champagne et caviar
Femme, femme, femme, ce soir c'est férié
On ne va pas regarder à la dépense
Femme, femme, femme, fais-nous confetti
Alcazar et tutti quanti
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum

Femme, femme, femme, fais-nous marengo
Luna parc et Monte-Carlo
Femme, femme, femme, fais-nous genre Zizi
Au casino de Paris quand elle danse
Femme, femme, femme, fais-nous langoureux
Du spécial et du larmes aux yeux
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, boum
 

Accueil Le forum Livre d'Or T'Chat

 

Envoyez un courrier électronique à webmaster@sergelamaforever.com pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Copyright © 2003 - www.sergelamaforever.com -

Dernière modification : avril 2006  - Toute reproduction est strictement interdite -