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À chaque son de cloche Musique: Yves Gilbert
À chaque son de cloche, une feuille s'envole, Adjani Paroles: Serge Lama – Musique : Yves Gilbert
Adjani femme enfant, babille Enfant femme qui s'éparpille En plein dedans, mon petit écran Ses yeux lucillent Adjani plus elle s'habille Moins elle est nue plus elle scintille Plus elle est pâle Et plus elle parle Plus elle se tait Adjani, petite fille du Nil Adjani Adjani moins elle se maquille Plus elle est lisse plus ses yeux brillent Moins elle est là Moins on la voit Plus elle existe Adjani nue derrière des grilles Et moi gorille Et moi Tarzan
Ah ! Paroles: Serge Lama – Musique :
REFRAIN: Ah! elle en a brisé des cœurs Ah! elle en a refusé des fleurs Des mots d'amour Dans son panier Elle en a jeté par milliers Ah! elle en a brisé des cœurs Ah! elle en a refusé des fleurs C'est d'ailleurs pour ça Qu'on l'a nomme "mangeuse d'hommes" Avec ses bijoux, ses perruques Ou les cheveux bas sur la nuque Avec sa mini, sa maxi Le plus souvent en chemise de nuit Sans jamais faire la lessive Elle a mené une vie active Ses yeux de biches en disaient long Quand elle nous passait l'addition Dans un rire REFRAIN Puis, un jour, en prenant de l'âge Elle s'est astreinte au mariage Elle le trompe un peu Mais c'est bien, simplement Pour garder la main, si j'ose dire Ah! elle en a brisé des cœurs Ah! elle en a refusé des fleurs, Des mots d'amour dans son panier, Elle en a jeté par milliers, Ah! elle en a brisé des cœurs Ah! elle en a refusé des fleurs C'est d'ailleurs pour ça Qu'on l'a nomme "mangeuse d'hommes"
Après l'amour comme c'est triste
Musique: Alice Dona
Le jour se lève sur ce capharnaüm Sur ce qui reste et qu'on appelle un homme Quand le désir abandonne nos cœurs Le lit défait ressemble au champ d'honneur Le jour se lève sur ce désastre heureux Sur ce qui reste dire que l'on est deux Quand le plaisir abandonne nos bras C'est tout comme si l'amour n'existait pas
Après l'amour comme c'est triste Les mots d'amour et les habits Traînent pat terre, plus rien n'existe On reste seul Dans sa mélancolie
Le jour se lève sur ce quai sans bateau Sur ce qui reste et que l'on croyait beau Quand l'océan s'est retiré au loin Comme elle pleure, la femme du marin !
Après l'amour comme c'est triste L'éternité tombe à genoux Sur des lambeaux plus rien n'existe Ah ! comme c'est triste Au cœur du petit jour Quand on a fait l'amour
A Quarante ans
Paroles : Serge Lama – Musique :
A quarante ans Je mangerai trop Je deviendrai gros J'en suis certain A quarante ans Petit caporal Crèvera son cheval Sous l'embonpoint J'en suis sûr comme de ma gloire De mes victoires Et que Joséphine Se vautre dans le lit bien chaud de mes rivaux J'en suis sûr comme de la victoire de Marengo Aussi sûr que de sa gloire De ses victoires Et que Joséphine Se vautre dans le lit bien chaud de ses rivaux Aussi sûr que de la victoire de Marengo A quarante ans J'éclaterai J'exploserai Dans mes habits A quarante ans Au dessus mes bottes Ma redingote Sera trop petite J'en suis sûr comme de ma gloire De mes victoires Et que Joséphine A toujours eu un penchant pour les militaires J'en suis sûr comme des trahisons de l'Angleterre Aussi sûr que de sa gloire De ses victoires Et que Joséphine A toujours eu un penchant pour les militaires Aussi sûr que les trahisons de l'Angleterre A quarante ans Toutes mes idées Seront frappées d'obésité A quarante ans Sous trop de poids S'effondrera mon estomac J'en suis sûr comme de ma gloire De mes victoires Et que Joséphine Regrettera ce jour là de m'avoir trompé J'en suis sûr comme de l'amour ma grande armée A quarante ans Il mangera trop Il de viendra gros Ça c'est certain A quarante ans Petit caporal Crèvera son cheval Sous l'embonpoint Il en est sûr comme de sa gloire De ses victoires Et de Joséphine
à quelle heure A quelle heure arrive le bateau ?
Au Chili comme à Prague
Musique: Alice Dona
Au Chili comme à Prague Toujours la même vague Toujours les mêmes murs Bouchant le même azur Au nom des mots en isme On torture et l'on tue Dans un même lyrisme Auquel hélas on s'habitue
Au Chili comme à Prague Toujours le même dague Toujours la même mort Et les mêmes remords Et toujours la jeunesse En tête du troupeau ET la même vieillesse Pour hériter de son troupeau
Toujours les mêmes larmes Après les mêmes armes A Prague ou au Chili Toujours la même nuit Et toujours la harangue Des prophètes sacrés Dont on coupe la langue Et qu'on réhabilite après Et qu'on réhabilite après
Au fond des mêmes tombes Les mêmes hécatombes Et les mêmes Jésus Qui meurent inaperçus Sur le même calvaire Avec la même foi Et qu'on met dur la terre Dont ils renaissent chaque fois
Toujours les mêmes maîtres Et les mêmes sous-maîtres La même hiérarchie Pour le même gâchis Toujours l'unique sceptre Aux mains d'un seul tyran Et les marches funèbres Après les marches en avant
Toujours les mêmes gloires Et les mêmes victoires Toujours la même paix Succédant à l'épée Les mêmes après-guerres Où l'on croit de nouveau Que les hommes sont frères En dehors du froid du tombeau Puis après les charognes De nouveau les ivrognes Balancent entre deux rots Dans les mêmes bistrots Les mêmes conneries Avec le même aplomb Pour éblouir les filles Qui ne pensent qu'à leur pognon
Au Chili comme à Prague Toujours la même vague Toujours la même nuit A Prague ou au Chili.
Avec simplicité Tu m'as dit des mots d'amitié
Ave Maria
Paroles : Serge Lama - Musique:
Ave Maria Ton Fils est là devant toi Ave Maria Tes yeux en larmes Ton cœur sans joie Ave Maria Besoin de fenêtre L'amour de ton prêtre Ave Maria Si j'ai trahi L'habit noir Ave Maria Ne me condamne pas sans savoir Ave Maria Je ne peux plus croire à la vieille histoire Je ne peux plus leur dire, alléluia Je ne peux plus sourire, alléluia Je ne veux plus mentir, alléluia, alléluia Ave Maria Y a trop d'enfants mis en croix Ave Maria Pour que je chante, alléluia Ave Maria Tellement d'impuissance Dans tes yeux immenses Que j'ai perdu la foi
Ballade pour une colombe
Paroles : Serge Lama -
Musique: Yves Gilbert
Si pâle qu’on dirait qu’elle sort de sa tombe D’ailleurs vous voyez bien qu’ell’ ne sort que la nuit Elle bouge des cils sans bouger des paupières On dirait que Rodin l’a sculptée dans la terre Et qu’avec les années une source a jailli Quoi, vous pensez que je l’aime Non, je ne vous dirai rien Quand on aime à ce point On le garde pour soi Quand on aime à ce point On est un hors la loi
J’ai peur en lui disant tous ces mots qui me hantent De découvrir soudain qu’elle est bête et méchante Et que ses dents de lait cachent des dents de loup J’aime mieux l’adorer comme un temple magique Et si vous me voyez certains soirs nostalgiques Ne me demandez plus si je m’ennuie chez vous Quoi, vous pensez que je l’aime Non, je ne vous dirai rien Quand on aime à ce point Vaut mieux rester chez soi Même chez ses copains On est un hors la loi
Elle a le duvet blanc et tiède des colombes Si pâle qu’on dirait qu’elle sort de sa tombe D’ailleurs vous voyez bien je ne sors que la nuit
Ballerine
Ballerine, ballerine Boomerang
Je croyais t'avoir oubliée
Oui tu me reviens bang !
Tu me reviens avec tes
griffes
Oui tu me reviens bang !
J'croyais t'avoir
déstatufiée
Mais tu me reviens bang !
Bora Bora
Paroles : Serge Lama - Musique:
L'espérance est une île Où les bateaux accostent Pour nous livrer l'amour Un e-mail, un fax Une lettre à la poste Nous attendons toujours On a jeté l'orgueil Des livres dans l'azur Évitant les écueils On s'invente un futur Bora-bora L'espérance et une île Bora-bora Magie noire et vaudou Bora-bora Dans le ciel immobile Le soleil fait son trou Dans ce monde sénile Où vieillir est tabou L'espérance est une île Où seuls les grands poètes Peuvent rester debout Bravant les interdits Autant que les tempêtes Ils sont plus forts que tout Des cailloux du cahot Ils ont fait des colliers Où scintillent les mots D'où l'espérance est née L'espérance est une île Et les îles me plaisent Où le regard se perd Au pied d'un pilotis J'arrimerai ma chaise Et j'attendrai... la mer Bora-bora L'espérance est une île Bora-bora Magie noire et vaudou, Bora-bora Dans l'écume indocile Dont le soleil se joue Bora-bora L'espérance est une île Bora-bora Gardée par des gourous Bora-bora Dans le ciel immobile Le soleil fait son trou Dans ce monde sénile Où vieillir est tabou.
Bungalow 73 Paroles : Serge Lama - Musique: Yves Gilbert
Les filles ont toujours l’air d’être libres Comme l’air Quand ell’s ont le corps en équilibre Sur la mer Les frissons des nuits blanches s’effacent Sous leurs yeux Leurs amants ne laissent pas de traces Ou si peu
Sur le sable elles posent leurs lunettes Pour bronzer Leurs seins nus battent sous la serviette Si j’osais J’irais bien leur parler de la France Du pays Leur dire : « tiens vous êtes en vacances Moi aussi
J’habite au bungalow 73 Près d’ici Y a du gin, des cigarettes anglaises Un grand lit » Mais voilà, je n’leur dis ça qu’en rêve C’est pourquoi Y a toujours quelqu’un qui les enlève Avant moi
Et pourtant e dirai en septembre Aux copains « j’ai passé tout l’été dans ma chambre et vous rien ? »
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