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À chaque son de cloche

Musique: Yves Gilbert

À chaque son de cloche, une feuille s'envole,
Un arbre tend ses bras tordus vers le ciel,
À chaque son de cloche on a mal dans les nerfs,
On dirait que l'on cloue un cercueil de bois vert,
On dirait qu' le bon Dieu s'amuse
À chaque son de cloche
Que le bon Dieu s'amuse avec l'enfer.

À chaque son de cloche, on entend sourdement
La neige se former au-dessus des étangs,
Les marées d'équinoxe exalter l'océan
Comme si les noyés étaient encor' vivants,
Les insectes se meurent et les oiseaux s'en vont,
Les trompettes se taisent, arrivent les violons....

À chaque son de cloche, on voit des processions
De communiants tout noirs qui descendent du ciel
Avec des ostensoirs en guise de flambeaux
Et des visages blancs, comme s'ils étaient nés
D'une mère mourante et d'un père Pierrot.....

À chaque son de cloche, on entend des soldats marcher
Au pas des cloches, pieds nus sur le verglas,
Rêvant de café chaud à l'abri des combats,
À chaque son de cloche, un vieillard sent son cœur
Battre au rythme des cloches et peu à peu le son des cloches
S'effiloche et s'étire en rumeur
Et les arbres tout nus comme des déportés
Le matin à l'appel supplient en vain le ciel

Et nos yeux se dessillent à la vue des statues,
Le cloches se sont tues
Mais mollement dans l'air leur souvenir balance,
Leur souvenir balance
Dessinant sur la terre un ombre de pendu,
Un ombre de silence
 


Adjani

Paroles: Serge Lama – Musique : Yves Gilbert

 

 

Adjani femme enfant, babille

Enfant femme qui s'éparpille

En plein dedans, mon petit écran

Ses yeux lucillent

Adjani plus elle s'habille

Moins elle est nue plus elle scintille

Plus elle est pâle

Et plus elle parle

Plus elle se tait

Adjani, petite fille du Nil

Adjani

Adjani moins elle se maquille

Plus elle est lisse plus ses yeux brillent

Moins elle est là

Moins on la voit

Plus elle existe

Adjani nue derrière des grilles

Et moi gorille

Et moi Tarzan

 

 


 

Ah !

Paroles: Serge Lama – Musique :

 

 

REFRAIN:

Ah! elle en a brisé des cœurs

Ah! elle en a refusé des fleurs

Des mots d'amour

Dans son panier

Elle en a jeté par milliers

Ah! elle en a brisé des cœurs

Ah! elle en a refusé des fleurs

C'est d'ailleurs pour ça

Qu'on l'a nomme "mangeuse d'hommes"

Avec ses bijoux, ses perruques

Ou les cheveux bas sur la nuque

Avec sa mini, sa maxi

Le plus souvent en chemise de nuit

Sans jamais faire la lessive

Elle a mené une vie active

Ses yeux de biches en disaient long

Quand elle nous passait l'addition

Dans un rire

REFRAIN

Puis, un jour, en prenant de l'âge

Elle s'est astreinte au mariage

Elle le trompe un peu

Mais c'est bien, simplement

Pour garder la main, si j'ose dire

Ah! elle en a brisé des cœurs

Ah! elle en a refusé des fleurs,

Des mots d'amour dans son panier,

Elle en a jeté par milliers,

Ah! elle en a brisé des cœurs

Ah! elle en a refusé des fleurs

C'est d'ailleurs pour ça

Qu'on l'a nomme "mangeuse d'hommes"

 

 

 


 

 

Après l'amour comme c'est triste

 

Musique: Alice Dona

 

 

Le jour se lève sur ce capharnaüm

 Sur ce qui reste et qu'on appelle un homme

Quand le désir abandonne nos cœurs

Le lit défait ressemble au champ d'honneur

Le jour se lève sur ce désastre heureux

Sur ce qui reste dire que l'on est deux

Quand le plaisir abandonne nos bras

C'est tout comme si l'amour n'existait pas

 

Après l'amour comme c'est triste

Les mots d'amour et les habits

Traînent pat terre, plus rien n'existe

On reste seul

Dans sa mélancolie

 

Le jour se lève sur ce quai sans bateau

Sur ce qui reste et que l'on croyait beau

Quand l'océan s'est retiré au loin

Comme elle pleure, la femme du marin !

 

Après l'amour comme c'est triste

L'éternité tombe à genoux

Sur des lambeaux plus rien n'existe

Ah ! comme c'est triste

    Au cœur du petit jour

Quand on a fait l'amour

 

 


 

A Quarante ans

 

Paroles : Serge Lama – Musique :

 

 

A quarante ans

Je mangerai trop

Je deviendrai gros

J'en suis certain

A quarante ans

Petit caporal

Crèvera son cheval

Sous l'embonpoint

J'en suis sûr comme de ma gloire

De mes victoires

Et que Joséphine

Se vautre dans le lit bien chaud de mes rivaux

J'en suis sûr comme de la victoire de Marengo

Aussi sûr que de sa gloire

De ses victoires

Et que Joséphine

Se vautre dans le lit bien chaud de ses rivaux

Aussi sûr que de la victoire de Marengo

A quarante ans

J'éclaterai

J'exploserai

Dans mes habits

A quarante ans

Au dessus mes bottes

Ma redingote

Sera trop petite

J'en suis sûr comme de ma gloire

De mes victoires

Et que Joséphine

A toujours eu un penchant pour les militaires

J'en suis sûr comme des trahisons de l'Angleterre

Aussi sûr que de sa gloire

De ses victoires

Et que Joséphine

A toujours eu un penchant pour les militaires

Aussi sûr que les trahisons de l'Angleterre

A quarante ans

Toutes mes idées

Seront frappées d'obésité

A quarante ans

Sous trop de poids

S'effondrera mon estomac

J'en suis sûr comme de ma gloire

De mes victoires

Et que Joséphine

Regrettera ce jour là de m'avoir trompé

J'en suis sûr comme de l'amour ma grande armée

A quarante ans

Il mangera trop

Il de viendra gros

Ça c'est certain

A quarante ans

Petit caporal

Crèvera son cheval

Sous l'embonpoint

Il en est sûr comme de sa gloire

De ses victoires

Et de Joséphine

 

 


à quelle heure

A quelle heure arrive le bateau ?
Mais monsieur il n'y a plus de bateau
A quelle arrive mon avion ?
Mais monsieur il n'y a plus d'avion
A quelle heure arrive le dernier train ?
Mais monsieur il n'y a plus de train.

A quelle heure arrivent les chevaux ?
Mais monsieur il n'y a plus de chevaux
A quelle heure arrivent les mulets ?
Mais monsieur il n'y a plus de sentier
A quelle heure arrivent les oiseaux ?
Mais monsieur le ciel est bien trop haut.

A quelle heure arrivent mes parents ?
Mais monsieur il n'y a plus de parents
A quelle heure arrivent mes amis ?
Mais monsieur il n'y a plus d'amis
A quelle heure arrive le Bon Dieu ?
Mais monsieur il n'y a plus de Bon Dieu.

A quelle heure arrive le bon vin ?
Mais monsieur il n'y a plus de raisins
A quelle heure l'oublie va m'emporter ?
Mais monsieur vous n'oublierai jamais
A quelle heure alors irais-je au ciel ?
Mais monsieur vous êtes éternel

 

 


 

Au Chili comme à Prague

 

Musique: Alice Dona

 

 

Au Chili comme à Prague

Toujours la même vague

Toujours les mêmes murs

Bouchant le même azur

Au nom des mots en isme

On torture et l'on tue

Dans un même lyrisme

Auquel hélas on s'habitue

 

Au Chili comme à Prague

Toujours le même dague

Toujours la même mort

Et les mêmes remords

Et toujours la jeunesse

En tête du troupeau

ET la même vieillesse

Pour hériter de son troupeau

 

Toujours les mêmes larmes

Après les mêmes armes

A Prague ou au Chili

Toujours la même nuit

Et toujours la harangue

Des prophètes sacrés

Dont on coupe la langue

Et qu'on réhabilite après

Et qu'on réhabilite après

 

Au fond des mêmes tombes

Les mêmes hécatombes

Et les mêmes Jésus

Qui meurent inaperçus

Sur le même calvaire

Avec la même foi

Et qu'on met dur la terre

Dont ils renaissent chaque fois

 

Toujours les mêmes maîtres

Et les mêmes sous-maîtres

La même hiérarchie

Pour le même gâchis

Toujours l'unique sceptre

Aux mains d'un seul tyran

Et les marches funèbres

Après les marches en avant

 

Toujours les mêmes gloires

Et les mêmes victoires

Toujours la même paix

Succédant à l'épée

Les mêmes après-guerres

Où l'on croit de nouveau

Que les hommes sont frères

En dehors du froid du tombeau

Puis après les charognes

De nouveau les ivrognes

Balancent entre deux rots

Dans les mêmes bistrots

Les mêmes conneries

Avec le même aplomb

Pour éblouir les filles

Qui ne pensent qu'à leur pognon

 

Au Chili comme à Prague

Toujours la même vague

Toujours la même nuit

A Prague ou au Chili.

 

 

 


Avec simplicité

Tu m'as dit des mots d'amitié
L'amour s'est glissé en moi
Avec simplicité
De tout petits mots parfumés
D'oiseaux sont tombés du ciel
Avec simplicité
Je ne crierai plus au secours
Le chagrin d'hier tourne court
C'est toi qui l'as tué
Avec simplicité

Et je sais très bien désormais
Pour qui j'ai envie de chanter
Tu me quittes une heure je suis mort
Je n'ai plus ni cœur ni corps
Je suis désenchanté
Par une ombre aux yeux de soleil
Qui a cambriolé peu à peu
Presque tout mon sommeil
Avec simplicité

Il y a ton orage dans l'air
Il y a ton sourire sur la mer
Il y a ton éclair ton électricité
Je t'emporte dans ma chanson d'amour
Inventée pour toi
Avec simplicité
Mes copains rient de ma chanson
Mais moi mon copain c'est toi
Contre le monde entier
Qu'ils aillent à la fête sans moi
Car la seule fête pour moi
C'est seulement de t'aimer
Avec simplicité

Car je sais très bien désormais
Pour qui j'ai besoin de chanter
Je n'existe plus quand tu sors
J'ai toute ma vie dehors
Je suis désenchanté
Par une ombre au cœur qui sommeille
Qui a cambriolé peu à peu
Presque tout mon soleil
Avec simplicité

Il y a ton sourire doux-amer
Cette eau pure au cœur du désert
Il y a chaque nuit sur tes lèvres
Cette éventualité
Cette prison dorée
De ta simplicité
 

 


Ave Maria

 

Paroles : Serge Lama - Musique:

 

 

Ave Maria

Ton Fils est là devant toi

Ave Maria

Tes yeux en larmes

Ton cœur sans joie

Ave Maria

Besoin de fenêtre

L'amour de ton prêtre

Ave Maria

Si j'ai trahi

L'habit noir

Ave Maria

Ne me condamne pas sans savoir

Ave Maria

Je ne peux plus croire à la vieille histoire

Je ne peux plus leur dire, alléluia

Je ne peux plus sourire, alléluia

Je ne veux plus mentir, alléluia, alléluia

Ave Maria

Y a trop d'enfants mis en croix

Ave Maria

Pour que je chante, alléluia

Ave Maria

Tellement d'impuissance

Dans tes yeux immenses

Que j'ai perdu la foi

 

 


Ballade pour une colombe

Paroles : Serge Lama - Musique: Yves Gilbert
 


Elle a le duvet blanc et tiède des colombes

Si pâle qu’on dirait qu’elle sort de sa tombe

D’ailleurs vous voyez bien qu’ell’ ne sort que la nuit

Elle bouge des cils sans bouger des paupières

On dirait que Rodin l’a sculptée dans la terre

Et qu’avec les années une source a jailli

Quoi, vous pensez que je l’aime

Non, je ne vous dirai rien

Quand on aime à ce point

On le garde pour soi

Quand on aime à ce point

On est un hors la loi

 

J’ai peur en lui disant tous ces mots qui me hantent

De découvrir soudain qu’elle est bête et méchante

Et que ses dents de lait cachent des dents de loup

J’aime mieux l’adorer comme un temple magique

Et si vous me voyez certains soirs nostalgiques

Ne me demandez plus si je m’ennuie chez vous

Quoi, vous pensez que je l’aime

Non, je ne vous dirai rien

Quand on aime à ce point

Vaut mieux rester chez soi

Même chez ses copains

On est un hors la loi

 

Elle a le duvet blanc et tiède des colombes

Si pâle qu’on dirait qu’elle sort de sa tombe

D’ailleurs vous voyez bien je ne sors que la nuit

 

 


Ballerine

Ballerine, ballerine
Tu auras vécu ta vie sans tes chaussons
Sans musique, ballerine
Entre la chambre et le salon, ballerine
Tu auras passé ta vie à tricoter
Un fil d'Ariane un peu mité

Ballerine, en sourdine
Tu n'auras dansé ta vie qu'un seul été
Taille fine, en bottines
Entraînée par ton cavalier
Dans un univers banlieusard
C'est dur de faire de grands écarts

Ballerine, ballerine
Tu auras dansé ta vie sabots pointus
Anonyme, ballerine
Au fil de l'eau du temps perdu
Le Lac des Cygnes a bu ta vie
D'Ophélie

Ballerine, sans vitrine
Tu te dis qu'au fond
C'était ça ton destin
Naphtaline et cuisine
Plutôt que les pointes sur Chopin
Au fond tu ne regrettes rien
Y a même des soirs où tu es bien

Ballerine, ma frangine
Certains soirs tu prends ta tête dans tes mains
Aspirine, mauvaise mine
Tu te couches et le docteur vient
Et le docteur il appelle ça
Crise de foie

Ballerine, sœur chagrine
Je me dis qu'au fond je te ressemble un peu
Ballerine, ma copine
Vu qu'on ne fait jamais ce qu'on veut
Autant faire croire aux malheureux
Que l'on est heureux

Alors danse en cadence
Mène-moi en vacances
Ballerine
 


Boomerang

Je croyais t'avoir oubliée
Mise dans le placard à balais
La vieille éponge de mon cœur
Avait dégluti ta sueur
Je m'étais parfumé à l'eau
De toilette d'une autre peau
Autre vie, autre direction
Autre projet, autre ambition

Mais tu me reviens bang !
Comme un boomerang
Avec ton clan, avec ton gang
Oui, tu me reviens boum, bang !
Comme un boomerang

Au large avec ton bric à brac
Mais les caprices du ressac
Ont ramené tes goémons
sur la plage de mes poumons
Et voilà qu'au bas de mon corps
Comme Saint Thomas, je bande encore
Et voilà qu'au bout de mes doigts
De nouveau, de nouveau c'est toi

Oui tu me reviens bang !
Comme un boomerang
Charnue, charnue comme une mangue
Oui, tu me reviens boum, bang !
Comme un boomerang

Tu me reviens avec tes griffes
Tes migraines et tes adjectifs
Ton corps de taureau catalan
Ton noël et ton jour de l'an

Oui tu me reviens bang !
Comme un boomerang
Avec tes petits coups de langue
Oui, tu me reviens boum, bang !
Comme un boomerang.

J'croyais t'avoir déstatufiée
Démantelée, démystifiée
Enfin libre, enfin respirer
Enfin l'océan, la marée,
Enfin la voile enfin la mer
Enfin guéri de ton cancer

Mais tu me reviens bang !
Comme un boomerang
Mon sang reflue, je suis exsangue
Oui, tu me reviens boum, bang !
Comme un boomerang

 


 

Bora Bora

 

Paroles : Serge Lama - Musique:

 

 

L'espérance est une île

Où les bateaux accostent

Pour nous livrer l'amour

Un e-mail, un fax

Une lettre à la poste

Nous attendons toujours

On a jeté l'orgueil

Des livres dans l'azur

Évitant les écueils

On s'invente un futur

Bora-bora

L'espérance et une île

Bora-bora

Magie noire et vaudou

Bora-bora

Dans le ciel immobile

Le soleil fait son trou

Dans ce monde sénile

Où vieillir est tabou

L'espérance est une île

Où seuls les grands poètes

Peuvent rester debout

Bravant les interdits

Autant que les tempêtes

Ils sont plus forts que tout

Des cailloux du cahot

Ils ont fait des colliers

Où scintillent les mots

D'où l'espérance est née

L'espérance est une île

Et les îles me plaisent

Où le regard se perd

Au pied d'un pilotis

J'arrimerai ma chaise

Et j'attendrai... la mer

Bora-bora

L'espérance est une île

Bora-bora

Magie noire et vaudou,

Bora-bora

Dans l'écume indocile

Dont le soleil se joue

Bora-bora

L'espérance est une île

Bora-bora

Gardée par des gourous

Bora-bora

Dans le ciel immobile

Le soleil fait son trou

Dans ce monde sénile

Où vieillir est tabou.

 


Bungalow 73

Paroles : Serge Lama - Musique: Yves Gilbert

 

Les filles ont toujours l’air d’être libres

Comme l’air

Quand ell’s ont le corps en équilibre

Sur la mer

Les frissons des nuits blanches s’effacent

Sous leurs yeux

Leurs amants ne laissent pas de traces

Ou si peu

 

Sur le sable elles posent leurs lunettes

Pour bronzer

Leurs seins nus battent sous la serviette

Si j’osais

J’irais bien leur parler de la France

Du pays

Leur dire : « tiens vous êtes en vacances

Moi aussi

 

J’habite au bungalow 73

Près d’ici

Y a du gin, des cigarettes anglaises

Un grand lit »

Mais voilà, je n’leur dis ça qu’en rêve

C’est pourquoi

Y a toujours quelqu’un qui les enlève

Avant moi

 

Et pourtant e dirai en septembre

Aux copains

« j’ai passé tout l’été dans ma chambre

et vous rien ? »

 

 


Boire un petit coup


Mon oncle qui levait le coude assez souvent
N'avait pas de mal à savoir d'où soufflait le vent
Le pauvre au moindre courant d'air
Se retrouvait le cul par terre
Les jambes en l'air
Mais depuis lors, les temps ont bougrement changé
Et le haschisch a fait sa fête au beaujolais
Maintenant quand tu dragues une nana
Tu n'as qu'à lui murmurer tout bas
Marijuana, Marijuana

Boire un petit coup c'est méprisable
Boire un petit coup, c'est plus dans le coup
Y a plus que les camés qui vont dessous la table
Boire un petit coup c'est plus dans le coup, du tout !

Aux communions quand je chante "le petit vin blanc"
Je deviens la risée de mes propres enfants
Je me fais traiter de tocard
De réactionnaire, de ringard
Par mes bâtards
Quand je bois le pastis à l'heure bénie du verger
Je planque mon verre pour leur faire croire que je bois du lait
Car mes enfants ont de la morale
Et les ivrognes, ils les signalent
Au tribunal, au tribunal

Boire un petit coup c'est méprisable
Boire un petit coup, c'est plus dans le coup
Y a plus que les camés qui vont dessous la table
Boire un petit coup c'est plus dans le coup, du tout !

Si le vin, parfois, met notre foie en péril
En revanche, ils favorisent les langues viriles
Depuis que la came' fait des siennes
Peu à peu nos femmes deviennent
Toutes lesbiennes
Quand à ceux qui s'envoient en l'air au LSD
Ils ont l'air de malades mentaux ou de pédé
Tandis que moi, au moins, quand je bois
Je me prends pour Frank Sinatra
Et je préfère ça, et je préfère ça

Boire un petit coup c'est méprisable
Boire un petit coup, c'est plus dans le coup
Y a plus que les camés qui vont dessous la table
Boire un petit coup, c'est plus dans le coup, c'est tout !
 

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